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ACRE : Exonération de Charges pour les Créateurs dEntreprise

Découvrez lACRE en 2025 : conditions, montant de lexonération de charges sociales et démarches pour les créateurs et repreneurs d''entreprise.

L’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise) offre une exonération de charges sociales pour les entrepreneurs en 2025. Cette mesure vise à alléger le coût de démarrage d’une nouvelle activité. Elle est accessible sous certaines conditions pour faciliter la création et la reprise d’entreprises.

ACRE : Exonération de Charges pour les Créateurs d’Entreprise en 2025

Vous vous lancez en freelance ou vous créez votre entreprise et vous cherchez à alléger vos charges dès le départ ? L’ACRE — Aide à la Création et à la Reprise d’une Entreprise — est sans doute le dispositif le plus avantageux dont vous pouvez bénéficier lors de votre lancement. Pourtant, beaucoup de créateurs passent à côté, faute d’informations claires sur les conditions d’éligibilité et les démarches à suivre.

Dans cet article, nous vous expliquons tout ce que vous devez savoir sur l’ACRE en 2025 : qui peut en bénéficier, combien vous pouvez économiser, et comment faire votre demande sans vous tromper.


Qu’est-ce que l’ACRE exactement ?

L’ACRE est une exonération partielle de cotisations sociales accordée aux personnes qui créent ou reprennent une activité économique. Concrètement, pendant les premières années d’activité, vous payez moins de charges sociales sur vos revenus professionnels, ce qui vous permet de consolider votre trésorerie au moment le plus critique : le démarrage.

Avant 2019, cette aide s’appelait l’ACCRE. Elle a ensuite été élargie et rebaptisée ACRE, avec des règles qui ont évolué à plusieurs reprises depuis.

En 2025, l’ACRE s’applique sur une durée de 12 mois à compter du début d’activité, sauf pour les auto-entrepreneurs (micro-entrepreneurs) pour lesquels des règles spécifiques s’appliquent.


Qui peut bénéficier de l’ACRE en 2025 ?

L’ACRE est ouverte à un large public. Vous êtes éligible si vous appartenez à l’une des catégories suivantes :

  • Demandeurs d’emploi indemnisés par France Travail (ex-Pôle emploi)
  • Demandeurs d’emploi non indemnisés, inscrits depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois
  • Bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active)
  • Bénéficiaires de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique)
  • Jeunes de 18 à 25 ans révolus (et jusqu’à 29 ans pour les jeunes reconnus handicapés)
  • Personnes de 26 à 29 ans non indemnisées
  • Salariés ou personnes licenciées d’une entreprise en redressement ou liquidation judiciaire qui reprennent tout ou partie de cette entreprise
  • Personnes créant une entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV)
  • Bénéficiaires du complément libre choix d’activité

Attention : si vous ne faites pas partie de ces catégories, vous n’êtes pas automatiquement éligible à l’ACRE. Un salarié en CDI qui démissionne pour créer son entreprise sans être indemnisé par France Travail ne peut pas en bénéficier, sauf s’il appartient à une autre catégorie listée.


Quel est le montant de l’exonération de charges sociales avec l’ACRE ?

L’exonération porte sur les cotisations sociales personnelles (maladie, maternité, invalidité, décès, vieillesse de base). Elle ne couvre pas toutes les charges : la CSG, la CRDS, la retraite complémentaire et la formation professionnelle restent dues.

Pour les créateurs hors micro-entreprise

L’exonération est totale lorsque le revenu professionnel est inférieur à 75 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit environ 34 776 € en 2025. Elle devient dégressive entre 75 % et 100 % du PASS (environ 46 368 €), puis nulle au-delà.

Pour les micro-entrepreneurs

Les auto-entrepreneurs bénéficient d’un taux de cotisation réduit pendant les 12 premiers mois d’activité. En pratique, les taux habituels sont divisés par deux, voire plus :

  • Activités de vente : environ 3,2 % au lieu de 12,3 %
  • Prestations de services BIC : environ 5,5 % au lieu de 21,2 %
  • Activités libérales BNC : environ 5,5 % au lieu de 21,1 %

Ces taux réduits constituent un avantage financier considérable, surtout lorsque vous commencez à générer vos premiers revenus.


Comment faire la demande d’ACRE ?

La procédure diffère selon votre statut juridique.

Pour les micro-entrepreneurs

Depuis 2020, la demande d’ACRE n’est plus automatique pour les micro-entrepreneurs. Vous devez déposer une demande d’exonération dans les 45 jours suivant la déclaration de début d’activité auprès de l’URSSAF. Cette demande se fait en ligne via le site de l’URSSAF ou autoentrepreneur.urssaf.fr.

L’URSSAF dispose de 30 jours pour répondre. Sans réponse dans ce délai, l’exonération est réputée accordée.

Pour les autres formes juridiques (SASU, EURL, SAS, etc.)

Pour les créateurs qui relèvent du régime des travailleurs non-salariés (TNS) ou assimilés salariés, la demande doit également être effectuée auprès de l’URSSAF via le formulaire dédié, dans les 45 jours suivant la création.

Conseil pratique : Ne tardez pas. Le délai de 45 jours est strict et aucune dérogation n’est accordée en cas de retard.


Peut-on cumuler l’ACRE avec d’autres aides ?

L’ACRE peut se cumuler avec d’autres dispositifs d’aide à la création, ce qui en fait un levier puissant pour bien démarrer :

  • ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : si vous êtes demandeur d’emploi indemnisé, vous pouvez choisir de percevoir 60 % de vos droits restants en capital plutôt qu’en allocations mensuelles. Ce dispositif est distinct de l’ACRE mais complémentaire.
  • ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) : si vous ne choisissez pas l’ARCE, vous pouvez continuer à percevoir vos allocations chômage tout en bénéficiant de l’ACRE.
  • Nacre (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) : un accompagnement renforcé proposé par certains opérateurs pour structurer votre projet.
  • Exonérations ZFU ou QPV : des exonérations supplémentaires peuvent s’appliquer si vous créez votre activité dans certaines zones géographiques.

Ce cumul stratégique peut réduire significativement vos coûts de démarrage pendant la première année, période souvent la plus fragile financièrement.


Quelles sont les erreurs courantes à éviter lors de la demande d’ACRE ?

Nombreux sont les créateurs qui commettent des erreurs qui leur coûtent le bénéfice de l’ACRE :

  1. Oublier de faire la demande dans les 45 jours : c’est la cause de refus la plus fréquente. Notez la date de votre déclaration d’activité et posez-vous un rappel.
  2. Ne pas vérifier son éligibilité avant : certains créateurs font une demande sans appartenir aux catégories éligibles et sont surpris du refus.
  3. Confondre ACRE et ARCE : ce sont deux aides distinctes avec des logiques différentes. L’ACRE porte sur les charges sociales, l’ARCE sur le versement des allocations chômage.
  4. Croire que l’exonération est totale : l’exonération ne porte que sur certaines cotisations. Vous continuez à payer la CSG-CRDS et d’autres prélèvements.
  5. Ne pas anticiper la fin d’exonération : au bout de 12 mois, vos charges sociales reviennent à taux plein. Prévoyez cet impact dans votre plan de trésorerie.

Pourquoi est-il important de connaître l’ACRE pour les créateurs d’entreprise ?

L’ACRE est un coup de pouce précieux pour tout créateur ou repreneur d’entreprise éligible. En réduisant substantiellement vos charges sociales pendant la première année, elle vous donne le temps de trouver vos clients, de stabiliser votre chiffre d’affaires et de bâtir des bases solides pour votre activité.

Si vous êtes en cours de reconversion professionnelle et que vous envisagez de vous lancer en freelance ou de créer votre propre structure, renseignez-vous dès maintenant sur votre éligibilité. Une démarche réalisée à temps peut vous faire économiser plusieurs milliers d’euros sur votre première année d’activité.

Vous avez des questions sur votre situation personnelle ou sur les aides auxquelles vous pouvez prétendre ? Explorez les autres ressources de notre site pour construire votre projet de reconversion avec toutes les clés en main.


Quelles sont les questions fréquentes concernant l’ACRE en 2025 ?

L’ACRE est-elle automatique pour les micro-entrepreneurs ? Non. Depuis 2020, les micro-entrepreneurs doivent en faire la demande expressément auprès de l’URSSAF dans les 45 jours suivant leur déclaration d’activité. Elle n’est plus accordée automatiquement.

Peut-on bénéficier de l’ACRE plusieurs fois dans sa vie ? Oui, mais sous conditions. Vous pouvez en bénéficier à nouveau si vous créez ou reprenez une nouvelle entreprise, à condition de ne pas en avoir bénéficié au cours des 3 dernières années et d’appartenir toujours à une catégorie éligible.

L’ACRE s’applique-t-elle si je crée une SASU en tant qu’assimilé salarié ? Oui, l’ACRE s’applique également aux présidents de SASU assimilés salariés, à condition d’être éligible (demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA, etc.) et d’en faire la demande dans les délais.

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Questions fréquentes

L’ACRE est-elle toujours disponible en 2025 ?

Oui, l’ACRE, l’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise, reste en vigueur en 2025. Elle continue d’offrir une exonération partielle des cotisations sociales pour les entrepreneurs qui créent ou reprennent une activité. Les conditions d’éligibilité et les modalités d’application sont précisées dans l’article.

Qui est éligible à l’ACRE en 2025 ?

L’ACRE est accessible à plusieurs catégories de personnes, notamment les demandeurs d’emploi indemnisés ou inscrits depuis plus de 6 mois, les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, les jeunes de 18 à 25 ans (ou 29 ans pour les personnes handicapées), et ceux créant une entreprise dans un quartier prioritaire de la ville. Il est important de vérifier si vous correspondez à l’une des conditions listées.

Quel est le montant de l’exonération ACRE pour un micro-entrepreneur ?

Pour les micro-entrepreneurs, l’ACRE se traduit par des taux de cotisation réduits pendant les 12 premiers mois d’activité. Ces taux sont significativement plus bas que les taux standards, par exemple autour de 3,2 % pour les activités de vente et 5,5 % pour les prestations de services. Cela permet de réduire considérablement les charges sociales au démarrage.

Comment demander l’ACRE en tant que micro-entrepreneur ?

La demande d’ACRE pour les micro-entrepreneurs ne se fait plus automatiquement. Il faut la déposer auprès de l’URSSAF dans les 45 jours suivant votre déclaration de début d’activité. La démarche s’effectue en ligne sur le site de l’URSSAF ou autoentrepreneur.urssaf.fr.

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